Analyse de l’évaluation et de ses résultats

Le test singificatif

Le corrigé du test et la grille d’évaluation des élèves

Statistiques du test

Le billet en format pdf…plus agréable à lire…

Analyse des résultats des élèves

Trois critères principaux en fonction des objectifs fixés ont été évalués. Il s’agissait dans un premier temps de regrouper des images par thèmes, dans un deuxième temps d’effectuer une micro analyse d’une image et, dans un troisième temps, de créer une histoire à partir des images étudiées. Ces trois critères n’avaient évidemment pas la même pondération. La rédaction rapportait le plus de points, suivi de la micro analyse d’image et enfin des thèmes. Cela correspond à la difficulté des tâches demandées.

 

On peut remarquer que sur l’ensemble du test, le seuil de 50% de réussite a été atteint par la moyenne de tous les élèves. L’objectif était d’avoir un 60% de réussite pour cette moyenne. Les élèves ne l’ont clairement pas atteint, mais prenons les résultats les uns après les autres et en fonction des exercices. En ce qui concerne l’exercice concernant le regroupement d’images sou l’égide d’un même thème, les élèves ont eu de la peine a cerner ce que les images représentaient ensemble. Sur les 12 élèves évalués, seul le 50% a réussi à donner un thème correct. Ce qui est intéressant de noter pour cet exercice, c’est que les élèves plus « faibles », c’est-à-dire ceux qui ont obtenu les moins bonnes notes, se sont bien débrouillés et certains (élève 1 + 5) ont même atteint le seuil de réussite ! La correction de l’exercice laissait la place à plusieurs réponses possibles et l’éventail était assez large. Toutefois certains élèves ont visiblement mélangés les groupes d’image, pourtant séparés par des couleurs bien visibles. En ce qui concerne les images, certaines étaient plus difficiles à cerner que d’autres, ce qui a pu porter à confusion pour certains élèves.

 

La micro analyse des images à longuement été travaillée en classe durant toute l’année. Deux images étudiées étaient présentes dans le test également. Mais à ma grande déception, les élèves ont eu énormément de peine à réaliser la tâche demandée. Ils ont posés beaucoup de questions auxquelles je me suis efforcé de répondre brièvement ou pas du tout. Là aussi ce ne sont que 50% des élèves qui réussissent à atteindre le seuil de réussite. Le moins bon élève n’obtient que 8,5 pts sur 24 et le meilleur seulement 17,5pts ! Le seuil des 60% était fixé à 14 pts. Dans cet exercice les élèves qui ont le mieux réussis sont les élèves qui sont les plus « observateurs de la classe. Le fait de devoir décrire une image les a servi.  A l’intérieur de cet exercice, ils devaient donner un titre, la nature et décrire l’image. Ce qui leur a posé le plus de problème et la définition de la nature de l’image (41,7% des points en moyenne). C’est effectivement ce qui était le plus difficile et aussi ce qui était juste ou faux. Le titre et la description rapportaient, avec un peu d’imagination, souvent des points. La moyenne des points obtenus pour le titrage des images est de 68,2% ce qui veut dire qu’en moyenne les élèves ont vu ce que représentait l’image. De plus ils ont réussi à exprimer cette représentation ce qui est positif. La description des images a été mitigée en obtenant 54,2% de réussite. Des éléments manquants, des données fausses ou imprécises ont fait perdre des points aux élèves. L’efficacité de la description devra être revue.

 

La rédaction à partir des images laissaient d’une part le champ libre aux élèves, mais d’autres part les forçaient à exprimer ce qu’ils savaient sur les sujets abordés durant le cours et durant la séquence précédent celle évaluée par ce test significatif. Dans cet exercice les élèves ne s’en sont pas très bien sortis. Cela peut être dû à plusieurs facteurs qui seront étudiés dans l’analyse du dispositif d’évaluation entre autres. Ce que l’on peut noter c’est que 46,3% sont obtenus en moyenne par les élèves, ce qui est faible. Le seuil de réussite n’est atteint que par trois élèves et de justesse ! Cela veut dire que les ¾ des élèves n’ont pas réussi la tâche demandée, ce qui nécessite absolument une remédiation. Elle sera détaillée dans la partie suivante. La rédaction faisait intervenir les élèves dans plusieurs domaines : Les technologies, la religion. Le traitement des Aztèques et la relation (militaire) entre les Aztèques et les Espagnols. Ce qui a clairement le moins été compris par les élèves est l’avancée technologique que connaissait la civilisation aztèque. Seuls 28,3% des points ont été obtenus par la moyenne des élèves ! La religion obtient plus de succès, mais reste encore obscure pour les élèves qui obtiennent 45,2% des points. Les traitements des Aztèques par les Espagnols en revanche est un thème que les élèves ont bien compris et assimilé. L’esclavage, la mise au pas de la population et le problème démographique abordé dans le cours ont trouvé leur public. 62% des points ont été obtenus en moyenne pour cette partie. La relation entre les Espagnols et les Aztèques, l’ambivalence qu’elle constitue (amis – ennemis, Dieux – envahisseurs) n’a pas été totalement saisie (42.4%). Les détails se trouvent sur le tableau d’analyse joint. 5 élèves obtiennent la moyenne et 7 sont en dessous du 4. Un seul élève atteint les 3 critères de réussite.

Elève 1 :

Cet élève est le moins bon du test. Il obtient toutefois le seuil de réussite au premier exercice. Il arrive donc à cerner ce que les images représentent. Lors de l’analyse d’image, il n’obtient qu’un tiers des points. La difficulté est plus grande au niveau taxonomique ce qui commence à lui poser problème. Sa principale difficulté est de donner la nature de l’image dont il n’obtient sur les 4 images que 0,5 pts. Dans l’ensemble le titrage est assez bien fait et lui rapporte la plupart des points. Par contre la description est sommaire, incomplète ou absente !! Cet élève ne se sent pas concerné par les tests (pas seulement en histoire). Quand on lui demande de mobiliser ses compétences pour effectuer une rédaction, il s’effondre et obtient 5 points sur 37,5 ! Son texte se compose de trois lignes qui n’ont pas de sens et les consignes ne sont pas suivies. Il n’utilise pas les images de l’exercice précédent.

Elève 8 :

Cet élève obtient au final la note de 3,86 qui va être forcée à 4. Il se situe à la limite entre réussite et échec. Il atteint le seuil de réussite à 2 exercices sur 3. Il réussit l’exercice des thèmes ce qui là aussi montre sa capacité à cerner les images. La description des images par contre a été plus difficile. Pour lui aussi définir la nature de l’image a été très complexe ! il n’obtient presque pas de points. Le titrage est mitigé. Certaines images le titre visiblement s’impose à lui et pour d’autres pas du tout. La description est aussi en dent de scie. La compréhension d’une image était erronée et il a perdu un certain nombre de points. D’un autre côté, il effectue une très belle description de l’image 10 ! La difficulté sera de voir si l’incompréhension de l’image est due à une mauvais interprétation ou alors à des connaissances erronées. La rédaction quant à elle a atteint le seuil de réussite. Un texte bien ficelé, mais manquant d’informations et un oubli lui ont fait perdre les points qui auraient pu lui faire grimper l’échelle des notes.

Elève 12 :

Cet élève a atteint le seuil de réussite aux 3 exercices. Pour le premier exercice, il obtient le même nombre de points que ses deux camarades. Sa force dans la description d’images a été la description elle même. Détaillée, précise et concise à la fois, il obtient souvent le maximum de points. Le titrage est aussi bien fait ce qui s’additionne à la description. Par contre la nature de l’image est pour lui également incomprise. Ce thème sera à revoir c’est sûr ! Au final pour cet exercice il obtient 17 points sur 24. Sa rédaction était la meilleure de la classe (24/37,5). Il obtient des points dans toutes les sous-parties, suit les consignes (ce qui n’est pas négligeable), insère les images, comme demandé, en les citant et construit son texte de manière très intéressante. On peut constater qu’il a dû mobiliser un certains nombres de compétences pour arriver au texte qu’il a écrit et ces dernière le portent vers la réussite du test ce qui est bon signe !

 

Propositions de remédiations

 

Plusieurs propositions de remédiation peuvent être apportée pour les élèves. Je vais tenter de les exprimer pour chaque exercice. Dans un premier temps, le contexte n’aide pas les élèves à avoir une vision sur le long terme et surtout à travailler en se rappelant ce que l’on fait de semaine en semaine. L’apprentissage est décousu ce qui ne sert pas mes objectifs. De plus lorsqu’il y a eu les tournois c’est pratiquement deux semaines sans que je voie mes élèves.

 

En ce qui concerne l’exercice sur le regroupement d’images sous différents thèmes. Durant l’apprentissage les différents thèmes ont clairement été abordés. L’idée ne serait pas de séquencer plus l’enseignement pour garder une cohérence du sujet étudié. Il faudra toutefois que j’insiste plus sur les éléments qui composent une civilisation comme celle des Aztèques tout comme une autre civilisation. Travailler sur ce thème « civilisation » peut être une piste. La sélection des images pourrait également être différente ce qui pourrait faciliter le travail des élèves. En prenant des images où plusieurs objets, repères se trouvent, et qui ont déjà été vu en classes, les élèves seraient plus à même de résoudre la tâche.

 

La description d’image a été travaillée depuis le début de l’année avec l’histoire suisse et nous a suivi durant tous les deux semestres. Pourtant quand on voit les résultats, ceux-ci sont mitigés. Pour améliorer l’analyse au niveau de la nature de l’image, je pense qu’il faudrait présenter plus d’image légendée ou insérées dans un texte original afin que les élèves se rendent compte de ce qu’est la nature de l’image et à quoi ça sert ! Je ne l’ai peut-être pas assez fait. De plus, étudier à la suite plusieurs images de même nature pourrait les aider à imprimer dans leurs têtes différentes nature d’image. Du point de vue organisationnel, je tenterai d’être plus rigoureux avec mes élèves de 7VSO en abordant ce sujet et en construisant des fiches « cartésienne » pour que leur apprentissage soit peut être plus basique mais efficace ! Le titrage des images était assez bien fait. Les propositions de remédiation rejoignent celle du paragraphe sur la thématisassions des groupes d’images. Donner un titre concis n’est pas si simple mais a réussi aux élèves. Pour la description à proprement parler, là aussi je pense qu’une plus grande rigueur de ma part dans la présentation de ce qui est demandé sera établi. Le contexte d’une période par semaine me force à avoir un enseignement très cadré et les traces laissées sont d’autant plus importantes. Ces traces n’ont pas été assez efficaces. Un tableau avec les éléments à observer systématiquement pourrait être fait. Systématiser leur apprentissage est un challenge à relever avec ces élèves qui zappent d’une chose à l’autre…la chaine histoire n’est pas la plus prisée J. Je pense également que faire des liens avec des images actuelles et des images passées et les analyser en parallèle serait intéressant pour les élèves et les mettrait en contact avec ce qu’ils vivent tous les jours.

 

Pour la rédaction, plusieurs petits textes ont dû être rédigé durant l’année. Ils servaient de synthèses ou de résumé. Ces textes ont été corrigés par l’enseignant et un travail a également été fait sur la rédaction. De ce côté là, le temps à disposition pour le test (45min) a peut être aussi eu un rôle sur la qualité des textes. Il ne faut pas le négliger. Toutefois pour améliorer le niveau des élèves, il faudrait peut être les impliquer plus personnellement dans l’histoire. Effectuer des jeux de rôles, projeter plus de film (les élèves s’identifient énormément aux films) et aussi tenter d’écrire de manière plus régulière sur comment ils vivraient telle ou telle chose s’ils vivaient à l’époque étudiée…

 

Analyse du dispositif d’évaluation

 

Le dispositif d’évaluation choisi devait être en ce qui me concernait multiple. En effet afin qu’un élève ou un autre ne soit pas trop pénalisé si le mode d’évaluation de lui convenait pas, un autre exercice pouvait tout de même attester des compétences qu’il a pu acquérir durant les différentes séquences d’enseignement. Pour ce faire les trois exercices proposés, même si la pondération était différente permettaient d’offrir cette possibilité aux élèves. Dans mon test, l’élève était vraiment « amené à identifier, puis à exploiter de front les connaissances utiles pour réaliser la tâche demandée ». [1] De plus comme expliqué les élèves avaient été confrontés plusieurs fois à la démarche d’analyse des images ce qui va dans le sens d’une évaluation significative. Pour vérifier si la situtation d’intégration proposée dans mon test est cohérente, j’ai repris le tableau proposé par Roegiers[2]

 

Caractéristiques d’une situation d’intégration

 

Complexe Des problèmes complexe et précis sont posés aux élèves (titre, nature, description). Une tâche globale reprenant ces problèmes est proposée (rédaction)
Vise l’intégration des acquis Il ne s’agit pas de savoir-refaire. D’une part les images ont changé et d’autre part, la production écrite demandé ne peut pas être transférée d’un sujet à l’autre avec du par coeur
Significative L’implication personnelle dans le travail, pour apporter du sens à l’élève est  amenée par la rédaction personnelle et la production d’une description d’image propre à sa vision des choses
Appartient à une famille de situation Par rapport à ce qui a été fait en préparation du test (cf billet ci-dessus), les exercices sont nouveaux dans leur forme, mais semblables dans leurs structures
Disciplinaires Les problèmes posés sont spécifiques à l’Histoire et au champ d’étude évalué, à savoir les civilisations précolombiennes (Aztèques)
Vise l’autonomie L’enseignant n’intervient pas dans le test, c’est à l’élève seul de proposer un texte cohérent avec les données qu’il connaît en utilisant les images étudiés à l’aide des compétences qu’il devrait avoir développé

 

Dans la forme d’évaluation proposée, il est normal que la rédaction ait le plus de poids au niveau des points. Cet exercice me permet vraiment de voir si l’élève a acquis un certain nombre de compétence ou non ! Dans l’exercice d’analyse d’image, l’élève peut remettre en pratique des procédures, il est vrai. Toutefois pour la rédaction il est obligé d’exploiter, de mobiliser et d’avoir intégré conjointement des savoirs et des savoirs-faire pour résoudre la tâche demandée ![3] En cela je trouve cet exercice très efficace pour se rendre compte des acquisitions des élèves.

 

J’ai tenté de concevoir mon dispositif d’évaluation en faisant attention à rester dans dans la même famille de situations qui définit la compétence. Parti de la compétence, je me suis intéressé aux supports à traiter (sélections d’images pertinentes et représentatives pour les élèves), à la production attendue (Identification des documents, puis rédaction avec des traces pertinente du champ d’étude évalué) puis aux ressources, c’est-à-dire aux savoirs (outils d’investigations apportés durant la séquence d’enseignement) et aux savoirs-faire (procédure pour l’études des images et pour les rédactions).[4] En cela j’estime que mon test et surtout la rédaction m’a permis d’évaluer les compétences proposées au départ à mes élèves. La capacité de déterminer un ensemble d’image a posé beaucoup de problème aux élèves. Peut-être au vu de la durée du test, cette tâche était en trop. Elle leur apportait une aide potentiel pour séquencer leur rédaction, mais elle ne leur a visiblement pas servi. A refaire, je supprimerai cet exercice pour que les élèves se centrent sur LA tâche, la rédaction.

 

Toutefois, à la question « quels moyens ai-je mis en œuvre pour assurer le suivi du plus grand nombre d’élève », ma réponse est nuancée. Dans la gestion des apprentissages, la différence des élèves et leur immense différence de motivation en a laissé beaucoup (trop ?) à côté de ce que je voulais faire passer. Dans l’analyse des erreurs et la construction des compétences, en référence à Bloom[5], le niveau de taxonomie est quand même élevé pour les élèves que j’ai et je me pose la question : sont-ils capable dans cette branche avec les compétences demandées d’atteindre des niveaux taxonomiques entre 4 et 6 ?

 

 

Sûrement, mais dans ce cas ma séquence d’apprentissage n’est pas assez précise, ni efficace. La cohérence pédagogique de mes actes est encore à améliorer, surtout pour passer du concert à l’abstrait et ne pas apporter de l’abstrait en espérant évaluer du concret ![6]

 

Je pense que mon dispositif d’évaluation était cohérent et qu’il peut bien sûr être amélioré dans son organisation (temps, nombre d’image à étudier etc..) Mais je pense que c’est la gestion des situations d’enseignements et d’apprentissages proposées avant le test qui doivent être en premier lieu améliorer car la cause réside plus souvent dans ce qu’on a mis en œuvre pour leur faire apprendre que dans les consignes du test…quoi que…

 

Bibliographie

 

• Bouhow M., Dourboise M. (2002), Evaluer des compétences en classe d’histoire, Louvain-la-Neuve

• De Vecchi G. (2000), Aider les élèves à apprendre, Paris

• Hensler, Therriault (1997), Quelques questions clés pour analyser une séquence d’enseignement-apprentissage selon 5 axes

• Legendre R. (1993), Dictionnaire actuel de l’éducation, Montréal

• Outil d’évaluation des compétences pour les humanités générales et technologique (2005), Histoire tableau des tâches

• Roegiers X. (2003), Une pédagogie de l’intégration, p.228, Louvain-la-Neuve

 


[1] Bouhow M., Dourboise M. (2002), Evaluer des compétences en classe d’histoire, Louvain-la-Neuve

 

 

[2] Roegiers X. (2003), Une pédagogie de l’intégration, p.126-131, Louvain-la-Neuve

 

[3] Roegiers X. (2003), Une pédagogie de l’intégration, p.228, Louvain-la-Neuve

[4] Outil d’évaluation des compétences pour les humanités générales et technologique (2005), Histoire tableau des tâches

[5] Legendre R. (1993), Dictionnaire actuel de l’éducation, Montréal

[6] Hensler, Therriault (1997), Quelques questions clés pour analyser une séquence d’enseignement-apprentissage selon 5 axes

Bilan de l’utilisation du blog dans l’enseignement

Billet certificatif – 26 mai 2009

L’utilisation d’un blog a été une première pour moi. Je trouve ce moyen très facile d’accès. Une marche à suivre simple peut être distribuée aux élèves afin d’en faciliter la création. Au niveau de l’utilisation en classe, je pense qu’il faut savoir exactement ce que nous voulons faire en tant qu’enseignant de ce moyen d’enseignement. Les possibilités sont telles qu’on aurait peut-être tendance à se perdre et pour finir à n’en tirer presque rien. Le blog est un excellent moyen de publication en ce qui me concerne. Je le vois plus comme une vitrine des travaux des élèves plutôt qu’une plateforme pour donner des devoirs en ligne (c.f. blog étudié lors du dernier travail). L’échange entre les élèves de nos jours est permanent et je trouve que la classe permet d’organiser ces échanges et d’en faire profiter tout le monde, ce que le blog ne fait pas forcément. Par contre il ouvre la classe aux autres classes du collège, de la région voire même du monde ! Dans le cadre d’un travail entre deux établissements ou deux classes très éloignées, je trouve ce moyen extraordinaire. Il ouvre des possibilités et des moyens de connexions, d’échange jamais utilisés jusque-là !

Personnellement, si je prends mon cas cette année, le temps à disposition pour mettre en œuvre un tel travail est plus que largement insuffisant. L’utilisation d’un blog nécessite que nous nous rendions au moins quelques fois en salle informatique pour leur montrer les possibilités de cet outil et pour organiser le travail qui doit être fait. L’organisation pour optimiser l’utilisation d’un blog est assez complexe et en est le principal obstacle. Mais qui veut peut et je pense que si l’occasion se présente et que l’outil le plus approprié est le blog, je l’utiliserai sans hésiter. De plus, les élèves apprécient de travailler sur l’ordinateur et pouvoir montrer aux autres ce que l’on fait est toujours gratifiant ! L’expérience du blog faite durant le cours à la HEP a été très enrichissante pour moi.

Ci-dessous, le billet en format .docx

Retour sur l’utilisation d’un blog

ANALYSE D’UN BLOG ENSEIGNANT

CONSIGNE
Pour le blog enseignant dont vous avez la responsabilité, vous avez à
• présenter brièvement votre blog;
• identifier la conception pédagogique majoritaire auquel celui-ci correspond (frontal, behavioriste, constructiviste);
• justifier par des exemples tirés du blog la classification de ce blog;
• déterminer si ce blog répond à la définition d’un blog pédagogique;
• donner votre avis personnel sur l’intérêt et la qualité du blog.

1) Présentation du blog

Adresse du blog : http://lewebpedagogique.com/nell/

Le blog présenté est celui d’un professeur d’Anglais, M. E. Bernard, enseignant au collège Jean Moulin à Montreuil s/bois. Il y recense diverses informations utiles pour ses cours d’anglais. Il utilise son blog comme support pour 3 niveaux des classes dans lesquelles il doit enseigner, à savoir 3ème, 5ème et 6ème. Ce blog est une mine d’informations pour les élèves et propose des tâches à effectuer pour ses élèves. On y retrouve entre autres :

-Des articles sur des évènements/personnages/Lieux qui ont un anniversaire ou qui font partie de l’actualité (Hier (04.05.09) encore l’auteur du blog a posté un billet sur les 80ans d’Audrey Hepburn…). Il appelle cette zone «revue de presse»

- Des cahiers de textes relatifs à ses différentes classes

- Des liens utiles consacrés aux apprentissages des élèves dans différents domaines : Auditif, dictionnaire, grammaire, verbes irréguliers, phonétique, prononciation etc… On y trouve également des leçons à faire en ligne (qui ne sont pas crées par l’enseignant)

- Des liens dirigés vers des éléments de nature historique en lien avec l’anglais ou les Nations anglophones (famille royale, culture et traditions anglaises, parlement anglais, parlement américain, history.com etc…)

- Il y a également une zone dédiée uniquement au cinéma, aux classiques américains (en anglais bien sûr) et à ses acteurs

- Une zone réservée aux enseignants

- Et pour se mettre à l’heure anglaise, une horloge « Big Ben » indiquant l’heure de Londres.

Les liens et autres informations sont réparties de deux façons : • Pour la sélection de la classe à laquelle les élèves appartienne, les liens sont en haut et sur la droite dans la rubrique « catégorie » • Pour les infos annexes et les liens, sur la droite

2) + 3) Identification et justification de la classification liée à la conception pédagogique du blog

Un blog, par définition, devrait tendre vers une approche transmissive. En effet sa fonction première n’est-elle pas de communiquer, transmettre ou montrer le savoir que l’enseignant désire faire passer. Il institutionnalise les connaissances en fonction de ce que l’enseignant trouve intéressant ou sélectionne sur le web. Je pense que le blog étudié s’ancre profondément dans cette conception, ne serait-ce que par cette zone revue de presse où le prof sélectionne les évènements importants de l’actualité qu’il désire communiquer à ses élèves. Un bon nombre de liens sélectionnées par l’enseignant sont mis à disposition pour inciter les élèves à les consulter, sans tâches précises y faisant référence (history.com, british life, british traditions, UK parliament etc…). En cela le blog sert de ressource pour approfondir les connaissances personnelles des élèves.

Au niveau des activités que l’enseignant propose et les fins désirées pour son blog, je tendrai vers une approche behavioriste. L’élève doit exécuter une succession de tâches guidées par l’enseignant au travers des billets postés sur le blog : Ci-dessous un exemple de tâche pour Pâques

Ton devoir est en 2 parties :

-quelles sont les origines et symboles de cette fête ? -quelles sont les habitudes et traditions anglaises ? ( date, jour férié, repas,… ) et compare les avec la france

Pour t’aider :

voici quelques liens dans Welcome ( CIVILISATION )

-sélectionne EASTER dans British Traditions

-dans 100 réponses, tu trouveras des infos en français dans coutumes et traditions

-dans British Life , vas dans la colonne de droite et choisis traditions and festivals. tu y trouveras pleins d’infos sur easter, april fool’s day et easter’s monday.

Voici d’autres liens que tu trouves dans USEFUL LINKS parmi les sites MY ENGLISH LESSONS

pâques en Angleterre ( my english lesson 1 ) ,histoire et symboles, jeux et activités pour découvrir les symboles de pâques et voici une video de Pâques à la maison blanche

easter egg roll at the White House with the Obamas

Bonne Recherche !

L’enseignant découpe le savoir dans ses liens et dans ses objectifs et aide clairement les élèves à résoudre les tâches proposées en aplanissant leur difficulté par la mise en évidence des sites où peuvent se trouver des réponses. En allant visiter les sites proposés, on peut constater que le travail est grandement facilité ! On notera aussi que ce travail est vraisemblablement vérifié en classe par le professeur ou les « assistantes » comme nommées dans ses billets. Au final, les élèves n’ont qu’à suivre le chemin tracé par l’enseignant. Il n’y a pas de démarches d’apprentissage proposées en collaboration avec d’autres élèves. Chacun travail seul dans le but d’effectuer le travail demandé.

Exemple de consigne pour le 4 mai 2009 : suite Act 3 scene 1 : comprehension orale homework: leçon par coeur Seules ces phrases apparaissent sous la date ! J’espère pur les élèves que d’autres infos ont été données en classe. D’où l’utilité de mettre cela sur un blog ?!?

4) Le blog répond-il à la définition du blog pédagogique ?

Ce blog correspond en partie à la définition proposée (Wikipedia). Il met clairement à disposition des utilisateurs une multitude de fonctionnalités : Liens vers d’autres sites web très intéressants, dessins animés en anglais, textes, musiques Mp3, document pdf, images, extraits de films, vidéo historiques (discours de M.-L. King), vidéo d’actualités (Obama etc…). De ce côté là il est extrêmement riche est bien organisé.

Par contre à mon avis, le blog n’est pas suffisamment axé sur la pratique collaborative. Il n’y a pas d’espace de co-construction, les travaux des élèves ne sont absolument pas consultables et les élèves ne peuvent s’exprimer que par le biais des « commentaires » en bas des articles postés ! Sur toutes les tâches que j’ai examinées, je n’ai trouvé que deux commentaires que je cite : « – bonjour c’est zoe votre eleve de 6 g c est la premiere que je vois un president promener son chien c drôle » ; « – Merci beaucoup ! (vous voyer que ji est été ) ! ».

En ce qui me concerne la pratique collaborative est très très limitée ! Il est difficile de voir si le blog a été pensé dans et hors de la classe car il n’y apparaît que des billets, tâches est propositions développées par l’enseignant. Aucun rôle ni aucune tâche n’est attribué aux élèves. En ce qui me concerne je n’appellerais pas ce blog « blog pédagogique » mais « agenda électronique » voué à la transmission de devoirs ou tâches de vacances.

5) Avis personnel sur le blog

En ce qui me concerne, je trouve ce blog très intéressant pour faire le lien entre l’apprentissage d’une langue et le contexte des pays dans lesquels on la parle. Cela permet à l’enseignant de baigner les élèves dans une atmosphère anglaise ce qui, je trouve, transparaît très bien. Fish’n’chips, big ben, Obama, les bBatles, musiques et films anglais ou américains…Les élèves ont à leur disposition, comme je le relevais au point 1) une mine d’information de qualité pour développer leurs connaissances de la culture anglaise. Je pense que de ce côté là le blog est bien utilisé et surtout utile aux élèves et à l’enseignant. Du point de vue des tâches que l’enseignant propose, je ne trouve pas très fonctionnelle sa manière de procéder. Pour chaque séance une tâche est mise en ligne (parfois 3 dans la même semaine). Les élèves prennent connaissance du travail à faire et l’exécute à l’aide de leurs manuels ou d’exercices proposés par d’autres sites internet en ligne. Finalement cela revient au même que de donner une fiche en classe. D’où, pour moi, peu d’intérêt à emmener les élèves sur le web pour cela. Internet n’est alors utilisé que comme moyen pour transmettre les devoirs. L’ère de l’école à la maison est peut-être proche, mais je pense que pour l’instant le blog doit rester un moyen d’apprentissage et non une fin pour transmettre les devoirs.

Ci-dessous, le billet en format .pdf

analyse-d_un-blog-enseignant1

Analyse de l’activité sur la base d’un film

3ème billet billet certificatif (activité film) – délai 5 mai

Utilisation du film en classe d’histoire

La tâche a été intéressante à réaliser sur plusieurs points. Tout d’abord j’ai pu remarquer qu’en classe VSO à Vevey, le film n’était pas beaucoup utilisé ! D’ailleurs quand j’ai dit à mes collègues que je faisais une telle activité, ils m’ont rapporté qu’avec des VSB voire VSG ça pourrait avoir du succès mais ne me laissaient que peu d’espoir avec mes 7VSO…Qu’à cela ne tienne, je me suis lancé. Le résultat va être analysé ci-dessous.

Tout d’abord la familiarisation avec le matériel. Il a fallu d’abord 5-6 minutes pour calmer les élèves et leur dire que nous allions travailler et pas regarder le dernier James Bond. Ensuite il a fallu répéter plusieurs fois que si on met ses mains, bras ou corps devant le projecteur, et bien on ne peut plus voir le film…mais c’est tellement drôle les ombres chinoises ! Bref une fois installé, l’activité a pu débuter dans le calme. De ce côté là, l’installation du matériel prend du temps et l’excitation des élèves n’aide pas à la réalisation d’une tâche en 45min. La tâche prévue en premier lieu pour une période a finalement été faite sur deux périodes. Tous ce qui concernait la projection du film a été fait la première période et la fiche avec le texte et le dossier tiré du magazine Historia durant la seconde période.

En ce qui concerne l’activité à proprement parler : Tout d’abord il faut noter que j’avais prévu de passer la bande annonce deux fois. Pour finir, je l’ai passée 4 fois. Comme l’ont relevé Caroline ainsi que Christelle, le nombre d’information à retenir était important et peut-être trop important…Toutefois avec un plus grand nombre de projection, les élèves ont pu effectuer la tâche demandée. Et ils s’en sont même bien sortis. J’ai été étonné de voir qu’ils se sont mis à l’ouvrage avec beaucoup de motivation et ont été des plus attentifs après un début plutôt chaotique.
Le choix de la bande annonce s’est relevé être plutôt positif, comme je l’espérais et comme le pensaient Caroline et Catherine également. Certes le nombre d’info était élevé, mais les élèves ont été tenus en haleine et surtout du fait de la totalité de l’extrait se sont mieux imprégnés de l’atmosphère de la séquence. En effet, le fait qu’il y ait un début et une fin, que la bande annonce suscite des questions sur le film et son contenu se sont révélés d’excellents déclencheurs et d’excellentes pistes de réflexions.
Les questions ont été bien abordées de la part des élèves. Certes il y a une différence entre les plus zélés et les moins férus d’histoire, mais la tâche facile d’accès a été comprise par tous. Le fait de rechercher les similitudes et différences a aussi poussé les élèves à rechercher de plus en plus ce qui distinguait ou rapprochait les deux ethnies présentes dans le film. La visibilité immédiate des similitudes et des différences a permis aux élèves de rédiger leur synthèse plus rapidement et leur a permis de construire leur petit texte. Le fait que souligner soit ludique, ne m’a pas particulièrement touché comme le relevait Catherine.

A la question 4, la notion de valeurs a dû être expliquée plusieurs fois et n’a pas forcément bien été comprise. A refaire, je supprimerais ce mot  et ne laisserait que le mot « habitude » qui parlait aux élèves ou alors je supprimerai tout simplement la question qui ne nous a pas apporté grand chose.

La question autour du son a été très intéressante car les élèves ne se rendait pas compte que le son transformait parfois ce que nous voyions. Ils ont été surpris « d’ entendre » les images et de constater que l’univers sonore amenait une toute autre dimension à la bande annonce. Ecouté avec le son ou alors sans son, les images changent d’intensité. Cette notion a pu être perçue par les élèves. Toutefois l’installation des hauts parleurs m’a pris du temps…mais cela en valait la peine !

La synthèse, activité de niveau 4 a été bien rédigée par les élèves. Le fait d’avoir souligné les différentes notions en rouge ou en bleu les a aidé à synthétiser leurs données et à produire un petit texte. On retrouve beaucoup de textes avec les mêmes informations. LA difficulté a été dans le lancement de la tâche a cette question. Il a fallu les orienter plusieurs fois sur ce qu’ils devaient faire et avec quelles informations etc… Mais une fois commencée, la rédaction s’est plutôt bien passée.

Durant la deuxième période, les activités autour des textes et du magazine ont suscité beaucoup d’intérêt. La leçon s’est énormément passée en interaction avec le maître, surtout sur l’activité autour du magazine. Les élèves avaient plein de questions et ont pu voir que leurs croyances n’étaient pas toujours justifiées. Le lien avec la réalité a ainsi pu être fait et les élèves ont appréciés de pouvoir constater les différences entre ce qu’ils voient en film et la réalité ! Ce lien n’est pas assez souvent fait et j’ai eu l’impression que pour eux, les films étaient souvent LA vérité… ! En ce qui concerne les consignes de la question 9, nous avons pris tous ensemble l’article et cette question s’est plus déroulée comme un échange. Ils ont lu l’article et nous avons réagi à chacun des paragraphes. Je tenais à faire cette activité ensemble pour faire en sorte que la différence entre réalité et fiction prenne de l’importance et qu’elle soit bien perçue par les élèves, cela me tenait à cœur.

Apprentissages développés par les élèves

Pour ma part, les élèves ont pu apprendre plusieurs choses durant ces deux périodes. D’abord ils ont pu faire connaissance avec du matériel multimédia et apprendre à le respecter ! Ensuite, plus en rapport avec l’histoire et les objectifs que je m’étais fixés, ils ont pu entraîner leur savoir-faire afin de rédiger leur petit texte final. L’activité avec les couleurs, leur a fait prendre conscience des similitudes ou différences qu’ils avaient perçues, mais leur a permis de développer une stratégie leur permettant de sélectionner les informations importantes pour les retranscrire.

Ils ont pu apprendre a se concentrer sur des images qui passaient rapidement et réfléchir à ce qu’ils devaient retenir ou non? Se poser la question de savoir ce qui était important pour eux ! Les élèves ont vraiment dû être actifs durant cette séquence d’enseignement et cela a été vraiment bénéfique pour eux.

Ils ont également pu apprendre à faire la différence entre réalité et fiction. Avec l’article Historia, nous avons, ensemble, pu prendre de la distance face aux images vue au travers de la bande annonce. Beaucoup d’élèves m’ont dit que dorénavant ils se poseraient la question de savoir si ce qu’ils voyaient était vrai ou non ! Je pense que cet apprentissage est très important pour regarder notre monde, baigné d’images de toute sorte, d’une manière plus pertinente. Je suis assez content de cette réussite.

Au niveau du champ d’étude, la relation avec l’Amérique du Nord a été plus compliquée à faire. Les élèves étaient encore très pris dans ce que nous avions vu sur l’Amérique du Sud et l’arrivée de Christophe Colomb. Se détacher de ces savoirs a été très difficile et est resté quand même un obstacle assez important. Je ne suis pas sûr que de ce côté-là, mes objectifs aient été atteints. Peut-être avec des VSO devrions-nous uniquement nous concentrer sur les civilisations pré-colombiennes et ne pas mélanger. Cela les a portés à confusion. J’ai pu leur expliquer ce qui se passait en Amérique du Nord, mais ont-ils retenus, cela reste à vérifier, mais je ne suis pas sûr !

Cette activité autour d’un film a été pour moi une très bonne expérience. Je le referais avec plaisir et je pense qu’au vu de l’analyse faite ci-dessus, les apprentissages apportés par cette activité ont été nombreux et bénéfiques dans la poursuite des objectifs fixés. Cette activité permet en plus de réaliser plusieurs apprentissages en même temps et surtout de mettre en relation ces différents apprentissages dans une activité ludique et motivante ! En cela je trouve ce moyen vraiment sympa !

analyse-de-l_activite-sur-la-base-d_un-film

Ci-dessous les commentaires de mes camarades, faits avant la mise en pratique de mon activité…

Salut,

Tu présentes bien le film retenu et les raisons pour lesquelles tu l’as choisi sont pertinentes. L’activité travaille autour de l’image et du son en priorité, le niveau 4 de la taxonomie de Bloom est atteint, l’activité est cohérente avec le Plan d’études, tes objectifs sont bien posés, les sources historiques permettent de distinguer entre film et histoire et la fiche signalétique est très bien rédigée.

Le choix de diffuser la bande annonce du film est intéressant, cependant je trouve que les images passent très rapidement et qu’il est difficile de voir les éléments que tu demandes dans tes fiches. En effet, le temps de remplir la fiche, nous pouvons rater des informations utiles.

Tes énoncés sont opérationnalisables, cependant à la question 9), que doivent faire les élèves une fois qu’ils se sont muni de l’article? Peut-être devrais-tu spécifier “que faire”.

Caroline

Hello!

Ton activité semble appropriée au niveau des élèves. C’est une bonne idée de montrer qu’il n’y a pas eu que des débordements commis par des Espagnols!
L’article d’Historia est bien choisi, car il permet de faire des liens avec l’actualité. Cependant, n’y aura-t-il pas trop d’informations pour les élèves? Cela dépend combien de périodes tu veaux consacrer à cette activité: les aspects touchant aux USA aujourd’hui soulèvent souvent des débats en classe.
Pour les consignes, peut-être faudrait-il indiquer au départ que la séquence sera vue deux fois et qu’il y aura des questions sur l’image et le son.
Meilleurs messages
Christelle

Le choix de ton film me paraît pertinent tel que tu l’inscris dans l’apprentissage de tes élèves bien que je n’aie pas vu ce film. De plus, l’utilisation de la bande annonce comme support est originale. Ton activité travaille sur l’image et l’univers sonore de la bande annonce.
Les consignes correspondent à des énoncés opérationnalisables. En demandant aux élèves d’effectuer une synthèse en lien avec une source historique, ils pourront distinguer la réalité historique de celle de fiction et le niveau 4 de la taxonomie de Bloom est atteint. Toutefois, je me demande comment les élèves vont détecter la notion de « valeurs » dans la question 4.
L’utilisation de couleurs rend l’activité plus ludique et est bien pensée puisque les élèves ont déjà un certain nombre d’information à retranscrire.
La fiche signalétique est présente et remplit son office et l’analyse de cette bande annonce s’intègre dans une planification d’apprentissages en lien avec le programme de la classe.

Catherine

CONCEPTION D’UNE EVALUATION SIGNIFICATIVE

Billet certificatif (Activité évaluation)- délai 24.04.09

Présentation du dispositif d’enseignement

Le dispositif d’enseignement mis en place devrait amener les élèves à résoudre les tâches du test de la meilleure manière possible. Tout au long de l’année, je me suis efforcé de leur amener un certain nombre de techniques d’analyse et de recherche. Dans le test présenté ci-dessous il ne suffira pas de reproduire uniquement les savoir-faire étudiés, mais de les mettre en relation. Cela sera plus explicité dans l’argumentation de l’évaluation. Plusieurs étapes à l’acquisition des compétences qui seront évaluées ont été mise en place :
Histoire Suisse :
Dans ce champ d’étude, nous avons analysés plusieurs types d’image sur la bataille de Morgarten. Nous avons tentés par exemple d’en définir la source et la nature. Puis nous avons décortiqué les images pour en tirer un maximum d’informations (qui les a faites, les Habsbourg ou les Confédérés etc…). Avec le Pacte de 1291, cela nous a permis d’analyser un texte et de remettre ce document dans un contexte historique, de l’intégrer à l’Histoire.
Les Grandes Découvertes :
Les élèves ont dû repérer les causes et les conditions d’émergence de la découverte de nouvelles voies maritimes. Pour ce faire, l’étude de différents tableaux sur les réserves d’or européennes, de différentes cartes, de la représentation de la terre, de Portulans a été proposée. Nous avons également tenté d’approfondir la notion de résumé avec une activité sur la vie de Christophe Colomb et de synthétiser des données afin qu’un maximum d’informations significatives en ressorte tout de même. Pour déboucher sur les civilisations précolombiennes, où nous avons étudié des documentaires filmés, et quelques images et confrontés points de vue des Espagnols et point de vue des Amérindiens. Au travers de ces moyens nous avons étudié la religion, les techniques et les massacres des Amérindiens.

Conception argumentée de l’évaluation significative

L’évaluation significative proposée dans le cadre de ce travail, fait appel au plan d’étude vaudois (PEV) ainsi qu’au cadre général de l’évaluation (CGE). Comme le définit le CGE, le travail de l’élève sera évalué en fonction de l’enseignement reçu et des apprentissages réalisés en classe, en référence aux objectifs du PEV. Ceux-ci sont définis en termes de compétences fondées sur des connaissances. Mais également que l’évaluation significative doit porter sur au moins un objectif fondamental ayant fait l’objet d’un enseignement. Il permet de vérifier si l’élève est capable de mobiliser ses ressources et ses connaissances pour résoudre des situations complexes.

Voici donc les compétences et objectifs fondamentaux du PEV auxquels fait appel mon évaluation
1) Exploiter un document historique selon sa nature et son contexte propre
• identifier la nature, l’auteur, la date et le contexte de production d’un document textuel ou iconographique ; repérer des indices dans des sources variées (texte, image, objet) ; dégager et commenter les informations principales d’un document textuel ou iconographique

2) Maîtriser en situation un vocabulaire historique spécifique appliqué aux faits culturels, économiques, politiques et sociaux
• rédiger une légende, un bref texte descriptif ou explicatif

3) Mettre en perspective les faits présents et passés, pour en rechercher leurs conditions d’émergence, leurs causes et leurs conséquences, dans leurs dimensions multiples: sciences, techniques, arts et idées, etc.
• mettre en relation documents et événements

Mon évaluation a donc été conçue pour vérifier l’acquisition de ces compétences. Le cadre de l’évaluation se fera sur une période de 45 min, seule possibilité qui s’offre à moi en cette fin d’année. Les élèves auront deux tâches principales à résoudre. La première tâche sera d’analyser brièvement quelques documents iconographiques. Un schéma prévu à cet effet sera proposé afin de les orienter quelque peu. Ils devront : Donner un titre au document, donner le type de document et rédiger une brève description de l’image proposée. Cette première partie, au niveau taxonomique allant de 1 à 4 aura pour but de vérifier la compétence 1) du billet.

En quoi cela sera différent de ce qui a été fait en classe (car le but n’est pas de reproduire mais bel est bien de transférer), afin qu’il ne s’agisse pas de reproduction de savoir-faire. Les images seront nouvelles et le canevas proposé diffère légèrement de celui habituellement proposé en classe. Toutefois les élèves seront capables à mon avis de se repérer. De plus, jusque là je n’ai pas demandé de titrer les documents. Cette tâche devra faire appel à leur esprit de synthèse et de maîtrise du vocabulaire historique. En cela la compétence 2) du billet sera également mise en jeu. Par ce procédé, j’espère dans un premier temps pouvoir évaluer leur capacité à identifier et résumer des documents proposés (différents). J’espère que les images proposées leur parleront et ne les déstabiliseront pas trop !

Dans un deuxième temps, les élèves devront se mettre en situation et rédiger un texte en utilisant des images précédemment étudiées (niveau taxonomique 4 et 5). Ils devront se mettre dans la peau d’un Aztèque. Cet exercice a pour but de leur faire mettre en perspective des faits passés, de se les approprier et de mettre en relation les documents et les évènements qui se sont passés et que nous avons étudiés en classe (comp. 3 du billet). Pour leur faciliter le travail et gagner du temps, les images ont été regroupées en plusieurs domaines qu’ils devront toutefois nommer. Cette tâche doit également les amener à maîtriser en situation un vocabulaire historique spécifique appliqués aux faits passés (comp. 2 du billet). A l’aide d’une grille de critère, j’espère pouvoir évaluer leur niveau de compétence rédactionnelle et de mise en contexte des images proposées. La rédaction ne devra pas se borner à une recopie de la description des images !

En quoi cela différera de ce qui a été fait en classe ? Plusieurs synthèses ont été effectuées à chaque fois en fin de leçon, plusieurs mises en relation avec le présent et recontextualisations ont également été proposées. Les élèves n’ont cependant pas dû utiliser plusieurs images pour rédiger un texte. Ils ont eu l’occasion de s’entraîner à synthétiser plusieurs textes et à en tirer une histoire « vraie » selon eux, à recouper plusieurs cartes pour en créer une complète et rédiger un texte une histoire de la découverte des voies maritimes…
Il s’agira donc de transposer ces techniques et de les adapter au contexte proposé par l’évaluation. L’enseignement de la technique a été faite en classe, mais sauront-ils l’adapter ? Seront-ils capables de mobiliser leurs ressources et leurs connaissances pour résoudre cette situation complexe qui leur est proposée ? J’en suis sûr, et j’ai confiance en eux ! Lors de chaque activité en classe, j’ai tenté de structurer leurs apprentissages en partant de constats de leur part et surtout de verbaliser avec leurs propres mots ce qui avait été fait, qui venait d’être vécu. J’espère que le temps à disposition suffira !

Ci-dessous, vous trouverez le billet en format pdf, ainsi que l’évaluation qui sera proposée aux élèves!

Bonne lecture! Céd

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Elaboration d’une activité autour du film choisi

“Le Nouveau Monde

1)    Fiche technique
Le nouveau monde est un film américain réalisé par Terrence Malick. Les acteurs du film sont entre autres Colin Farrell, Christian Bale, Noah Taylor, Q’orianka Kilcher, August Schellenberg, Wes Studi, Ben Chaplin et Christopher Plummer.
Le film est sorti dans les salles en 2006 et dure 2h 16 minutes. Il a été tourné dans l’Etant de Virginie (USA). L’âge légal pour visionner le film est de 10 ans et l’âge suggéré de 12 ans.

2)    Thèmes
Ce film de fiction peut être utilisé pour développer les thèmes historiques suivants
• La découverte de cultures particulières
• L’arrivée des colons sur une terre inconnue
• La relation et rencontre entre les peuples
• Les motivations différentes des peuples
• La nature inviolée
• L’amour

3)    Autour du film

Les informations de la rubrique autour du film sont tirées de :
-    http://www.imdb.com (mars 2009)
-    http://fr.wikipedia.org/wiki/Terrence_Malick (mars 2009)

3.1. Le réalisateur
Terrence Malick (né le 30 novembre 1943 à Waco au Texas, cependant, selon certaines sources, il serait né à Ottawa dans l’Illinois) est un réalisateur américain.
Son père, d’origine libanaise (assyrien), travaillait dans une compagnie pétrolière au Texas (ce qui pourrait expliquer la confusion avec son lieu de naissance).
Il a étudié dans les universités d’Harvard et d’Oxford et a enseigné la philosophie au MIT. Il a traduit Le principe de raison, de Martin Heidegger.
Terrence Malick est un réalisateur atypique du fait qu’il tourne très peu (quatre longs métrages en 32 ans) et que ses films témoignent d’une ambition manifeste (style ample, tournage sur site ou témoignant d’une proximité avec la Nature, etc.). Le tournage débuta le 26 juillet 2004 et se déroula à Oxford, Surrey et Hatfield au Royaume-Uni, ainsi qu’à Chickihominy River aux États-Unis. Tous ses long-métrages sont considérés comme des œuvres majeures du cinéma contemporain.
Souhaitant rester dans l’ombre des médias et du public, ses contrats de tournage stipulent qu’il ne sera pris aucune photographie de lui et qu’il n’a aucune obligation de faire la promotion de ses films. Les clichés publics de lui sont donc rares et datent surtout du tournage de La Ligne rouge et de La Balade sauvage.

3.2. Données particulières
• Le fort de Virginie fut construit en 30 jours, c’est-à-dire en exactement la même durée que les colons de l’époque qui n’avaient ni grue ni autre outillage moderne.
• Premier film depuis Hamlet, réalisé par Kenneth Branagh en 1996, à utiliser une pellicule de 65 mm pour certaines scènes.
• Terrence Malick rédigea son script à la fin des années 1970
• Q’Orianka Kilcher avait 14 ans lors du début du tournage. On estime que la vraie Pocahontas devait avoir 11 ou 12 ans lorsqu’elle rencontre pour la première fois John Smith.

4)    Synopsis

Tiré de: http://www.arkepix.com/kinok/DVD/MALICK_Terence/dvd_nouveaumonde.html (mars 2009)

Au tout début du XVII siècle, le continent nord-américain n’est qu’une terre sauvage infinie sur laquelle vivent de nombreuses tribus. En avril 1607, trois bateaux anglais et leurs équipages accostent sur la côte orientale. Au nom de la Virginia Company, ils viennent établir, « Jamestown », un avant-poste économique, religieux et culturel sur ce qu’ils considèrent comme le Nouveau Monde. Même s’ils ne s’en rendent pas compte, le capitaine Newport et ses colons britanniques débarquent au cœur d’un empire indien très sophistiqué dirigé par le puissant chef Powhatan.
John Smith, un officier de l’armée âgé de 27 ans, est alors aux fers pour insubordination. Déstabilisés dans un monde inconnu, les Anglais préfèrent combattre plutôt que de s’adapter. En cherchant de l’aide auprès des indiens, John Smith découvre une jeune femme fascinante. Volontaire et impétueuse, elle est nommée Pocahontas par les siens, ce qui signifie « l’espiègle ». Elle est la préférée des enfants du chef Powhatan.

5)    Note d’intention

Tiré de: http://www.lenouveaumonde-lefilm.com/ (mars 2009)
L’histoire du film, et les liens profonds qui se sont noués entre le capitaine John Smith et Pocahontas, ont commencé à intéresser Terrence Malick il y a plus de 20 ans. Sarah Green, la productrice, explique : « Terry a commencé à écrire pour la première fois Le nouveau monde il y a environ 25 ans. Il a eu l’idée dans les années 70, et il l’a toujours gardée dans un coin de son esprit. Comme tous les films de Terry, Le nouveau monde aborde ce qui fait la quintessence de l’humanité ». La productrice continue : « Cette saga fait partie de notre histoire. Elle révèle nos défauts, nos vertus et parle d’une prise de conscience. Elle est universelle et intemporelle parce qu’elle repose sur le plus simple des sentiments, celui qui fait de nous des humains : l’amour »
« Dans cette histoire, des gens en trahissent d’autres, essaient de comprendre ce qui se passe, se trahissent à nouveau et finissent par apprendre qu’il existe autant de vérités que points de vue et que chacun à la sienne. Aucun des personnages n’est un saint alors que d’autres seraient des monstres. Tous ont leurs qualités, leurs défauts, leur part d’ombre et leur part de lumière… »
L’une des caractéristiques du Nouveau monde est la manière dont Terrence Malick associe sa vision personnelle d’événements qui se sont produits il y a 400 ans à une recherche historique extrêmement poussée et très détaillée de l’époque. «  nous ne savons pas grand-chose de ce qui s’est réellement passé en 1607, remarque Sarah Green. Nous avons dû nous fonder sur les écrits de quelques personnes qui étaient là-bas, notamment John Smith, et certains de ces témoignages se contredisent. Ce que nous nous sommes efforcés de faire, c’est de mettre le mythe de John Smith et Pocahontas au service de la vision de Terry, de sa manière de voir la rencontre entre les deux cultures, les relations qu’elles ont nouées et les conséquences de leur incompréhension mutuelle. »
La productrice poursuit :  « Nous avons vraiment pris des libertés en matière de création. Comme pour tous les drames historiques depuis les dramaturges de la Grèce ancienne, Le nouveau monde utilise des événements réels, du moins ce que nous en savons, pour servir l’histoire que nous voulons raconter. Les détails et les destins de certains personnages réels ont été modifiés pour servir la narration et les éléments dramatiques. Le déroulement de certains événements, leur succession dans le temps ont été compressés. Ceci est une interprétation dramatique, pas un documentaire. »

6)    La séquence choisie

6.1. Titre le la séquence, minutage
Plutôt que de choisir une séquence à l’intérieur du film, j’ai choisi d’utiliser la bande annonce. Il s’agit de la Bande annonce 1 du film, version française. Elle dure 1 min 55 sec.

6.2. Justification et intérêt
Il n’est pas habituel de travailler sur les bandes annonce de film. Pourtant, j’ai décidé de faire ce travail en prenant cette forme de production vidéo. En effet, la bande annonce est une addition de morceaux choisis, en fonction de sensibilités, dans un but de promotion et en fonction de scènes parlantes. L’Histoire elle aussi est une addition d’événements, de morceaux choisis tels qu’on les retrouve dans nos manuels. Les textes présentés, les images choisies, la page de garde du manuel sont autant de choses choisies en fonction de sensibilités, de remarques personnelles et sélection de ce qui est plus important ! Je trouvais aussi intéressant d’aborder cette question avec les élèves.
En ce qui concerne le thème, nous avons terminé les Grandes Découvertes et abordons les civilisations précolombiennes. L’arrivée des espagnols en Amérique du sud et centrale, avec les exactions commises par Cortes et les siens. Je trouvais intéressant de montrer un fait similaire, dans une autre partie du monde, pas si éloignée, à une date plus avancée et avec d’autres intervenants, les Anglais. De plus, ma classe se compose pour près de la moitié d’élèves espagnols. A force de montrer les activités commises par les Espagnols, je trouvais important de montrer qu’il n’y a pas qu’eux qui ont commis ce genre de choses. L’idée étant aussi de ménager les élèves espagnols qui commençaient à être bousculés par leurs camarades portuguais et italiens…
La comparaison entre les deux « débarquements » permettra de montrer aux élèves les constantes des interventions européennes dans des terres inconnues, et de tenter de comprendre pourquoi lorsqu’il y a une intervention occidentale (ou autre), les choses ne se passent pas de la meilleur des façons. Pour ce faire, en plus de la séquence, je vais utiliser un texte de Las Casas, vu en cours durant les leçons précédentes.

6.3. Activité proposée aux élèves

Les activités proposées aux élèves s’articulent autour des compétences et objectifs suivants.

Compétences :
- Mettre en perspective les faits présents et passés, pour en rechercher leurs conditions d’émergence, leurs causes et leurs conséquences, dans leurs dimensions multiples : sciences, techniques arts et idées.
- Exploiter un document historique selon sa nature et son contexte propre

Objectifs :
Repris sur le document distribué aux élèves

Partie 1
-    L’élève sera capable d’identifier les caractéristiques propres à chaque population présentes dans la bande annonce
-    L’élève sera capable d’identifier et de mettre en évidence le comportement des différentes populations
-    L’élève sera capable de détecter dans la bande annonce, les valeurs, habitudes et motivations des Européens et des Indigènes.
Partie 2
-    L’élève sera capable de comparer ses observations à une source historique et d’en tirer les similitudes et différences
-    L’élève sera capable à la lumière d’un article de faire la différence entre film et histoire

Les objectifs formulés sont de niveau 4 minimum dans la Taxonomie des objectifs d’apprentissage du domaine cognitif de Benjamin Bloom
Dans un premier temps, les élèves seront amenés à effectuer des observations sur la bande annonce. Ils devront en tirer un certains nombre d’informations qui mèneront au portrait type des deux populations telles que présentées dans le film.

Puis, afin de distinguer entre film et histoire, j’ai choisis 2 documents. Une source historique traduite me permettra de mettre en relation le film avec les activités des Espagnols en Amérique précolombienne, sujet que nous avons travaillé précédemment. J’ai donc choisi un texte de Las Casas tiré du livre du maître du manuel Les temps modernes.
Les élèves devront se munir du portrait qu’ils ont fait des populations et du texte. Ensuite ils devront comparer les 2 textes et détecter les similitudes et différences. L’objectif et de tirer un certain nombre de constante dans les processus de colonisation, mais aussi de voir les différences qu’il peut y avoir entre un écrit datant des conquêtes et un film tourné en 2006.

Le deuxième document, l’article du magazine Historia, sera pris en classe et lu ensemble, Une phase de travail toute la classe s’en suivra afin de discuter des thèmes abordés et des idées reçues. Il s’agira aussi de tirer des parallèles entre ce que nous avons vu au cours, mais aussi tenter de faire des liens avec le présent (Colonisation de l’Irak par les USA par exemple…quelles valeurs, motivations, perception des populations indigènes) et de voir si l’histoire se répète !

L’activité proposée aux élèves se trouve dans le document joint  ci-dessous avec les consignes détaillées. L’article du magazine Historia, Tout un monde d’idées reçues, également.

fiche_exercice1.pdf

nouveaumonde.pdf

7)    Bibliographie

• Manuel de l’élève, LEP, Les Temps modernes
• Livre du maître en rapport au manuel Les Temps modernes, LEP
• Texte de Bartolomé de Las Casas, tiré du livre du maître, Les Temps modernes, p.32
• Dossier du film Le nouveau monde, Historia, janvier 2006
• Bande annonce du film  Le nouveau monde, Terrence Malick, 2006
1492, Les rencontres, propositions d’activités, Lyonel Kaufmann

Retrouvez ci-dessous l’intégralité du billet en format pdf

Billet complet .pdf

Billet n°1 – Choix du film

Cadre du stage:

J’enseigne actuellement à deux classes de 7vso, ce qui représente une période par classe par semaine, ces temps plutôt une période toutes les deux semaines…

Le film retenu pour l’instant est: “Le nouveau monde” de Terrence Malick (2006)

Description du film:

affiche_a“Au début du XVIIème siècle, le continent nord-américain reste inchangé depuis 5000 ans: une vaste terre, des paysages sauvages qui semblent infinis, peuplés de multiples cultures tribales. Si ces différentes nations vivent en harmonies avec leur environnement, leurs relations entre elles sont nettement moins idylliques. L’arrivée d’étrangers va faire basculer ce fragile équilibre.

Un jour de printemps 1607, 3 bâteaux sur lesquels naviguent 103 hommes accostent sur les berges de l’Amérique du Nord. Partis d’Angleterre, ils ont pour mission d’établir un avant poste économique, religieux et culturel. Les Anglais déstabilisés, préfèrent combattre plutôt que de s’adapter. Même s’ils ne s’en rendent pas comptent à l’époque, les colons britanniques débarquent au cœur d’un empire indien sophistiqué.” http://www.lenouveaumonde-lefilm.com/

Choix du film:

J’ai décidé de prendre ce film car il aborde la question de la rencontre entre indiens et colons, des problèmes d’intégrations, de respect mutuel, mais aussi d’esclavage, de rapport à la natureet de conceptions de la vie, près de 200 ans après l’arrivée de Christophe Colomb. Il me permet de montrer que la colonisation ne s’arrête pas à l’Amérique centrale ou à la destruction des civilisations précolombienne. L’Amérique du Nord elle aussi a été colonisée et je trouve que l’on ne parle que très peu, à l’école, de cette invasion européenne… En ce qui concerne les élèves, le film reprend la légende de Pochahontas (qu’ils ont sûrement vu étant plus jeune dans le dessin animé de Walt Disney), l’histoire est donc à peu près connue et il leur sera peut-être plus facile de se concentrer sur d’autres aspects du film. La violence n’y apparaît qu’occasionnellement.

Lien vers le site du film:

http://www.lenouveaumonde-lefilm.com/

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C’est parti…

Premier contact avec le blog pour le cours MSHIS11…tout un “nouveau monde” à découvrir